Lundi 26 octobre 2009

Monsieur Eric Besson, Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire (respirez), va lancer un « vaste débat » (1) sur l’identité nationale destiné « à renforcer les "valeurs républicaines" ». Nous sommes sauvés !

 

Ce débat a pour objectif, selon le Ministre, de « réaffirmer la fierté d'être français », thème central de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, laquelle campagne n’a servi qu’à berner un grand nombre de français comme l’on sait. Toujours selon M. Besson, après discussions avec les parlementaires et les « forces vives » du pays, un colloque de synthèse se tiendra à la fin du mois de janvier 2010.

 


La nation

 

Outre que nous entrons dans une période pré-électorale, et que l’on pourrait donc y voir une certaine opportunité (2), le fait même qu’un débat soit lancé sur ce thème pose quelques questions.

 

a) Nos parlementaires sont-ils assez qualifiés pour ce genre de « débat » ; j’en veux pour preuve leur représentativité discutable, ne serait-ce que sur la question de l’adhésion au traité constitutionnel européen où plus de 50% de la population s’est prononcé contre et plus de 90% de nos parlementaires en faveur dudit traité. Il y aurait comme un chiasme entre les représentés et les représentants.

 

b) Poser cette question de l’identité nationale est symptomatique je crois de la fin d’un monde. L’identité nationale « est », sans qu’il soit nécessaire normalement de se demander ce qu’elle est. Les Allemands se sont posé la question au XIXème siècle, notamment avec Fichte, car ils ne constituaient pas une nation contrairement à la France. Se poser cette question est, je pense, tout simplement le signe que l’identité nationale n’est plus. Les Grecs ont connu successivement la civilisation archaïque, la civilisation hellénique et la civilisation hellénistique ; cette dernière n’étant déjà plus qu’un avatar dégénéré, un succédané de la précédente. Quand les Romains se sont posés eux-mêmes (au moment de l’Edit de Caracalla) la question de savoir ce que pouvait être la civilisation romaine  - elle-même héritière du monde grec - elle n’était déjà plus. Mais il est vrai, comme le disait Kostas Axelos, que « la fin d’une chose dure parfois plus longtemps que la chose elle-même »…

 


Fichte

 

c) Dans la forme, le Ministre Besson dit qu’il sera fait appel aux « forces vives » du pays pour trouver des éléments de réponses. Compte-tenu de ce que l’on peut savoir des dites « forces vives » dans notre pays « démocratique », on imagine sans peine la « coloration » des réponses.

 

d) Néanmoins, cet « appel à manifestation d’intérêt pour déterminer notre identité nationale », fait penser à ces « tenues maçonniques » lesquelles « planchent » sur telle ou telle question avant de remettre et présenter une réponse. Ce qu’il faut savoir dans ce processus « hautement démocratique », c’est qu’au résultat - après synthèses réalisées échelon après échelon - une réponse est finalement apportée ; une réponse sensée exprimer le sentiment général et donc absolument « incontestable » sous peine d’exclusion, de rejet, d’anathème. Mais qu’en est-il en réalité : les dirigeants de haut rang (3) présentent au final, après les travaux des loges, des cellules, des « résultats » issus du travail des loges, ce qui, en fait, n’était que leur propre et seul dessein a priori. Peu importe le sentiment et les idées des membres subalternes, ce qui seuls comptent sont les sentiments et les idées des « maîtres ». L’on organise ainsi des « débats », des colloques, etc., mais dont la seule vertu est en définitive d’amuser et de distraire, de faire croire et de duper.

 


Illuminati

 

L’identité est une question cruciale en ces temps de mondialisation, de globalisation, de standardisation. Ce que l’on peut dire, brièvement, c’est que l’identité n’est pas figée et ni éternelle, qu’elle est multiple et hiérarchisée. En fonction des circonstances générales ou particulières, des desseins immédiats ou plus lointains, des interlocuteurs, des sentiments personnels, etc. ces identités seront modulées, hiérarchisées différemment. A ce sujet, l’on peut lire un des ouvrages d’Alain de Benoit intitulé « Nous et les autres » (4), ou encore - pour voir ce que pensent le mondialisme triomphant (pour le moment) -, les ouvrages de Samuel Huntington (5) ou des néo-conservateurs américains (les Kristol, et consorts).

 

Seuls les peuples qui ont une longue mémoire auront un avenir, disait Friedrich Nietzsche. En France, le moins que l’on puisse dire, c’est que nous sommes bien loin du compte…

 


Friedrich Nietzsche
 

Notes :

 

(1) entendez par là : vaste… fumisterie.

(2) « opportunisme » d’ailleurs étant un mot qu’affectionne et catégorise bien, semble-t-il, M. Besson.

(3) les fameux - mais infâmes - « illuminatis »

(4) Nous et les autres. Problématique de l'identité, éditions Krisis, 2006.

(5) En premier lieu son Qui sommes-nous? : Identité nationale et choc des cultures, chez Odile Jacob, 2004.

Par Drogo
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Mardi 29 septembre 2009
Voilà que pas moins de deux ministres français ainsi qu’un Président volent au secours du cinéaste franco-polonais, Roman Polanski, suite à son arrestation en Suisse - avant une extradition possible vers les Etats-Unis, lieu de son forfait commis dans les années 70.



Cette arrestation a été opérée, suite à un mandat d’arrêt émanant d’Interpol, en Confédération helvétique, juste à la descente d’avion du cinéaste dans l’aéroport de Zurich. Cette demande d’Interpol a été signifiée aux autorités françaises en juin 1994 ! Néanmoins, sur le territoire français, jamais Polanski n’a été inquiété.



A ce que l’on sait, la France est un des 187 membres d’Interpol et se doit de répondre aux demandes faites par les autres pays au sein de cet organisme international. Mais ce ne fut le cas. Polanski ne fut jamais inquiété sur le sol français. Pendant 15 ans, il a donc bénéficié d’« appuis » de toute la caste politico-médiatique …

Les Etats-Unis demandent l’extradition de Polanski afin de le juger pour acte de pédophilie sur une jeune fille âgée de treize ans en 1977, l’époque des faits. Certes, la jeune fille, extrêmement belle et gracieuse en son temps, aujourd’hui largement majeure, a demandé en janvier 2009 à ce que l’affaire soit classée, ne voulant pas poursuivre celui qui a eu des relations sexuelles avec elle. Mais la question n’est pas là ! C’est à la justice que doit répondre Roman Polanski et non à la jeune fille d’alors, aujourd’hui femme mûre. Certes, c’était il à 32 ans et il y a prescription pour ce genre d’affaire, mais c’est à la justice de trancher, quitte à le relâcher le prévenu dès le jugement idoine prononcé.

Mais voilà que deux ministres et un Président en exercice montent au créneau pour défendre Polanski, en l’occurrence Kouchner, Mitterrand et l’Innommable.

Et le premier, ce donneur de leçons, méprisant et suffisant à souhait, de trouver « sinistre » cette arrestation et d’avancer comme excuse au pédophile, le fait que Polanski soit « un homme d’envergure, un talent mondialement reconnu » ! Mais on peut être un talentueux cinéaste, reconnu mondialement et concomitamment un abject personnage pédophile.

Puis le second, reclassé et converti à l’appel du pouvoir, sympathique au demeurant, voilà qu’il trouve « absolument épouvantable » l'arrestation de Roman Polanski en Suisse, « pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens ». Epouvantable, oui, mais pour qui ? Pour la Justice avant tout, puisqu’elle n’a pas eu lieu. Une histoire qui n’a pas de sens ? Mais en quoi sont-ils « insensés » ? et pour qui ?

Quant au troisième, l’agité du bocal, le Vulgaire intégral, il suit ce dossier avec la plus grande attention, et souhaite la libération très rapide du cinéaste. On peut légitiment se demander si Polanski – aussi grand cinéaste qu’il soit – est au dessus des lois ? Si la même mésaventure était arrivée à un individu lambda, qui serait publiquement intervenu pour le défendre ? Nos deux ministres et l’Histrion ? Halte au gag ! Halte à la tchatche fétide ! Un criminel, quel qu’il soit, doit répondre de ses crimes devant la justice, quitte à ce qu’elle le relaxe à l’issue, compte-tenu des circonstances et de la prescription si tel est le cas en l’occurrence.



Mais il semblerait que la fable de La Fontaine dise toujours vrai :

« Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».

Les Animaux malades de la peste
, Livre VII des Fables.


Crédit photos :
site web d’Interpol pour le logo, http://www.toutlecine.com/images/star/0024/00245303-roman-polanski.html pour la photo de Polanski et J.J.Grandville pour la gravure.
Par Drogo
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Mardi 22 septembre 2009

Voilà que nos élites (mondialisées, nomades, etc.) pensent à légiférer pour interdire le port de la burqa en France.

 

 

Que cela pose des problème lors de certaines situation (aller à la banque, faire une photo d’identité, passer à la douane, etc.) cela se comprend et il suffit pour cela de signaler dans le règlement intérieur de ces endroits particuliers que le voile de la burqa devra être soulevé à un moment ou un autre pour authentifier la personne. Mais de là à interdire la chose, non !

De quel droit ? La loi doit-elle nous dire comment nous habiller ? Ce qu’il faut mettre ou ne pas mettre doit-il être prescrit légalement ? C’est tout bonnement scandaleux. Jusqu’où irons-nous ?

Pourquoi ne pas légiférer sur la longueur des jupes où celle des pantalons ? Et que dire de ces pantalons en accordéons, portés taille extrêmement basse, pour faire apparaître la raie des pyges ? Et Dieu sait si cela est laid !

 



Sans être un islamiste (loin de là), il n’y a aucune raison à légiférer sur le port de ce vêtement. Si des personnes souhaitent s’isoler derrière cette chose, grand bien leur fasse. Elles sont libres !

Ce que l’on peut se demander, c’est de savoir si ceux qui veulent absolument nous pondre cette loi ne veulent pas en fait cacher la réalité sur la qualité d’une (grande) partie de la population présente sur le territoire national. Cachez-moi cette réalité que je ne saurais voir…

Et ce sont les mêmes qui vont nous parler de Liberté (avec une majuscule, svp) pour tel ou tel acte ou comportement pervers ou déviant ! On croit rêver…

Par Drogo
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Mardi 22 septembre 2009

Rien de plus simple, me diriez-vous (1).

En êtes-vous bien sûr ?

 

Vous mettez de l’eau dans votre grand faitout.
Plus il y aura d’eau, mieux cela sera (dans les limites du raisonnable).
Allumez le feu.

NB : Plus la qualité de votre eau sera bonne, plus les pâtes le seront.

 

Vous y jetez du sel. L’eau qui sera absorbée par les pâtes doit être salée. On ne sale jamais après !

NB : de la fleur de sel svp, pas du vulgaire sodium de synthèse...

 

Mettez-vous de l’huile d’olive (2) ou non dans votre bassine ? Là, les avis tranchent. Selon les dires de certains, mettre de l’huile à cette étape fait qu’au moment d’ajouter de la sauce celle-ci ne collera pas sur les pâtes à cause de l’huile ! Personnellement, je mets de l’huile.

 

Une fois l’eau frémissante, jetez les pâtes.

Et puis, il y a la cuisson ; plus ou moins longue en fonction du goût de chacun. Al dente ou pas al dente, telle est la question !

 

Une fois les pâtes cuites, égouttées,  versez-les dans un plat.

NB : Elles doivent être servies fumantes !

 

Variante : Sauce au Gorgonzola.

(je vous recommande tout particulièrement cette recette avec des pâtes de type tortellini ou, à défaut, des penne de taille moyenne).



 

Dans une grande poêle, à feu doux, mettre une petite nappe conséquente de crème fraîche liquide (3).

NB : la crème fraîche sert à « amorcer » la fonte du fromage.

Y poser une tranche généreuse de Gorgonzola.

Continuer à feu doux jusqu’à la fonte totale dudit fromage, après avoir remué la tranche avec une cuillère de bois.

 

Toujours à feu doux, posez à présent les pâtes égouttées sur la sauce.

Puis, avec ce jeu du poignet typique du cuisinier moyen mais qui a néanmoins les bases du métier, mélanger le tout sans que l’opération ne dure trop longtemps faute de quoi les pâtes et la sauce vont cuire (à exclure totalement, bien entendu).
La sauce doit rester fluide, recouvrir délicatement la surface des pâtes (4).

 

Une fois cette opération achevée, verser le tout dans un plat ou une assiette. Le tout doit être, là encore, fumant.

 

Bon appétit !

 

(1) Comme faire une omelette ; c’est dans les plats simples que l’on voit la véritable « touch » du cuistot…

(2) Extra-vierge, première pression à froid. Cela va sans dire…

(3) 100% de matière grasse, svp ! Pas de crème allégée (quelle horreur !).

(4) On peut tout à fait laisser quelques petites mares généreuses de sauce en plus, ne serait-ce que pour y faire glisser des morceaux de pain... Du bon pain, croustillant et moelleux.
Par Drogo
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Mardi 22 septembre 2009

Upper Canadian Rebellion, 1837, Bedford Park image.


L’autorité politique est respectable et doit être respectée pour autant qu’elle a pour objectif le bien commun. Force est de constater que ce bien commun n’est pas visé la plupart du temps en nos contrées mais bien plutôt des intérêts particuliers (qu’on ne peut nommer ici, faute de tomber dans le judiciaire…).

 

Dès lors, il n’y a pas à se soumettre à cette autorité ; il est même du devoir du citoyen de se rebeller contre elle. On peut, certes, trouver des fondements théologiques à cette légitimité de la révolte dans Saint Thomas d’Aquin (Cf. sur le régicide), mais à quoi bon ? est-il besoin d’avoir d’autres arguments que ceux du sens commun pour ne plus se soumettre, ni abdiquer ?

Par Drogo
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