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En politique internationale, il faut tâcher, comme dans certains autres domaines, de partir du concret, du réel.  La réalité des relations internationales, ce sont essentiellement les rapports de puissances entre Etats et la politique des intérêts des uns et des autres.

Agir avec la Chine comme l'a fait notre Président Sarkozy ces derniers jours, relève à mon sens, de la volonté de la fourmi de cornaquer un éléphant, de le mettre à terre. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que c'est l'Europe (l'UE, dont Sarlozy est encore Président jusqu'au 31 du mois) ainsi que la France qui ont besoin de la Chine et non l'inverse; ainsi, engager un bras de fer avec Pékin, juste pour rencontrer (1) "un moine en toge et en tongues qui danse avec des baguettes sur le sommet de l'Hymalaya, franchement..."(2). 

L'acte de "bravitude" de Sarkozy, qui a consisté à défier Pékin (au nom "des Droits dlhom", "de l'ouverture à l'aut", "de la démocrassie (3)", etc.), ne sera d'aucune utilité, bien au contraire, malheureusement. Nos entreprises françaises qui s'échinent à pénétrer le marché chinois vont avoir encore davantage de soucis à se faire après l'attitude présidentielle. Et ce n'est pas une grande sauterelle subsaharienne qui pourra changer quelque chose, malgré ses propos officiels rassurants, ses dents "colgate" et ses yeux globuleux de poisson frit.

(1) une énième fois et pour quel intérêt ou motif valable, on se le demande encore... à moins que Nicolas fasse la collection des écharpes tradi tibétaines ?
(2) Cf. Action Discrète <www.actiondiscrete.fr/>
(3) dans démocratie, disait quelqu'un, il y a deux S, comme dans "crasse"...