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Si vous avez regardé la presse ces derniers temps, vous n’avez pas manqué d’entendre parler ou de lire les mésaventures d’un journaliste et ex-directeur de publication de «Libération», un certain Vittorio de Filippis.

 

Les Médias étaient unanimes. On a pu ainsi lire et entendre :

« Horreur judiciaire » ;

« Ce qu’a subit Vittorio de Filippis est indigne dans une démocratie comme la nôtre ! » ;  

« On ne traite pas un journaliste de cette manière ! » ;

« une mésaventure cauchemardesque » ;

« une infamie de plus dans la procédure judiciaire française » ;  

« une  interpellation humiliante» ;

« un attentat inadmissible contre la liberté de la presse » ;

« Quand la liberté de la presse est attaquée ainsi, c’est l’ensemble des libertés individuelles qui est en danger » ;

j’en passe et des pires... 

 

Et tout ceci écrit par le gratin des journalistes (Libération, Le Monde, Le Figaro, Nouvel Observateur, TFI, France Télévision, Radio France, etc.) ; bref, par des journalistes qui tiennent le haut du pavé, les pieds à sec et le cul bordé de nouilles, l’abattement fiscal et l’apart’ parisien de 200m² à loyer « modéré », la bonne conscience et la lèvre dédaigneuse, la plume indignée mais la queue entre les jambes, le verbe haut mais l’esprit aux ordres. Bref, les chiens du système.

 

Je crois que ces dits journalistes et autres commentateurs découvrent l’eau chaude. Comme ceci est arrivé à quelqu’un de leur milieu politique (consensuel et bien-pensant), ils découvrent, s’offusquent, protestent, hurlent et pestent, piaillent et s’insurgent.

 

Cependant, il faut savoir qu’il y a moins de cinq ans de cela - nous étions encore sous la présidence Chirac - un autre journaliste fut, lui aussi, la victime d’une telle arrestation.

Il a subi - bien plus encore que ledit journaleux de « Libération » - l’arrestation au domicile, l’humiliation des menottes, la rudesse des policiers, la méchanceté du personnel judiciaire, les fouilles au corps (jusqu’au fondement), etc.

 

Mais tout ceci est arrivé, voyez-vous, sans que personne ne s’offusque dans la clique médiatique, comme c’est le cas aujourd’hui avec ce pisse-copie de « Libération ».

 

Personne dans les médias bienpensants n’a évoqué le cas de ce journaliste en question. Pas une ligne, pas une brève, pas un mot sur ce cas. RIEN. Silence radio, télé et presse.

Ce journaliste qui fut arrêté alors, n’avait commis aucun crime, ni délit.

Il avait seulement le tort d’être nationaliste français, de le dire, de l’écrire et ce d’ailleurs avec une énergie sans faille, un talent rare, une plume à l’égale d’un Léon Bloy.

Il s’appelait Serge de Beketch.

Son journal se nommait « Le libre journal de la France courtoise » (1).

Aujourd’hui, Serge de Beketch n’est plus ; il nous a quittés. Nous ne l’oublierons pas (2).



Que veulent donc tous ces journaleux piteux dépités, patentés et miteux, stipendié et aux ordres ? Que l’on pleure sur le sort de leur confrère ? Sur la situation du journalisme en France sous Sarkozy ? Malheureusement ce n’est pas un réflexe corporatiste qu’ils ont eu en défendant leur confrère, sinon ils auraient dénoncé ce qui est arrivé à Serge de Beketch ; non, ce qui les a motivé c’est un réflexe d’auto-conservation idéologique et sectaire, tout simplement.

 

Vittorio de Filippis (3) faisait partie du milieu « qui va bien » ? On parle de sa mésaventure à la Une et pendant plusieurs jours !

Serge de Beketch n’en faisait pas partie : c’est le silence total.

 

Cette différence de traitement relève sans doute de l’équité démocratique, celle qui fait que Un n’est pas tout à fait égal à Un ; cela doit être le résultat de la grille non-euclidienne de référence, intégrant le principe du tiers exclu... Pour faire simple, un espace biaisé où tout est possible, surtout l’infamie.

 

Alors, Messieurs les censeurs, pas de leçons de morale, je vous prie !

Alors, Messieurs les censeurs, gardez vos cris et écrits de vierges effarouchées.

 

Messieurs les bons apôtres, je ne vous plains pas, je ne vous salue pas, je vous abomine !

 

(1) http://www.francecourtoise.info/

(2) Chacun ses morts.

(3) On a découvert son nom avec sa mésaventure. Quel talent ce journaliste vraiment…