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Le Président de la République ayant donné le La (assez tôt d’ailleurs), les différents partis politiques français s’organisent déjà pour les prochaines échéances électorales. La Chasse est ouverte… 

Venerie-peinture.jpg

En avant pour 2012 !

(source modifiée : http://pixhost.info/pictures/709512)

 

L’on peut retenir ou rappeler plusieurs choses dès à présent. La première, c’est que pour les démocrates, il apparaît que seule l’élection compte, certainement plus et davantage d’ailleurs que ce qui doit être fait une fois les élections gagnées. La seconde, c’est que l’on voit déjà se dessiner ceux que l’on peut qualifier de « rabatteurs », vous savez ces dissidents patentés, les rebelles de synthèse, les mutins de panurges - pour reprendre des (bons) mots de Philippe Muray. Deux se détachent du lot.

 

Le premier ce n’est pas Anatole (Cf. « Les quatre sans cou » de Robert Desnos) mais Jean-Luc Mélenchon, le « populiste », le « Le Pen de gauche » comme le disent les médias autorisés. Quelle est son utilité pour le système ? Car c’est le système qui commande tout. Le système n’a pu que constater qu’un grand nombre d’électeurs de gauche avaient voté pour la « bête immonde » en 2002, lors de la consultation pour les élections présidentielles. Il ne faut donc pas que cela se réitère. La hantise est bien le scenario de 2002. Plus jamais ça ! Il faut donc, d’une part, un « populiste de gauche », quelqu’un à même de concentrer sur lui les voix de la gauche non acquise au libéralisme, cette gauche antisystème, cette gauche « archaïque », afin que ces voix n’aillent pas encore une fois vers le candidat dit d’extrême droite.

 

Veste rabatteur Parti de gauche

Veste de rabatteur de senestre

(source modifiée : http://pleine-nature.typepad.fr/ )

 

Le second ce n’est pas Croquignole (Cf. Desnos, toujours), mais Nicolas « Dupon-Aigan » (1). Nicolas Dupont-Aigan donc, est en fait, lui aussi, un « rabatteur ». Cette fois, à Droite (enfin… ce que l’on appelle la « droite », de façon très conventionnelle). Ce Nicolas-ci (2), est le nouveau Villiers, le nouveau chevalier solitaire, un « immaculé », la nouvelle carte brouilleuse en fait (3), celui qui va à la pêche des (nombreuses) voix égarées à l’ « extrême droite ». Dupont-Aigan est celui qui va, au second tour, appeler ses électeurs à voter pour le candidat UMP ; c’est très clair. Pourquoi croyez-vous qu’il apparaisse comme cela ce petit Aignan ? Pensez-vous qu’il soit facile de créer son parti politique, comme cela, à partir de rien et qui plus est en véhiculant des idées (apparemment) antisystème (contre l’Euro, contre l’Europe, contre la financiarisation généralisée, etc.) ? La réponse est simple : c’est un des pions du système, la personne autorisée et patentée à « droite » destinée à grap-piller les voix ayant franchi le Rubicon démocratique en 2002 et qui se sont portées vers la « bête immonde ». Bref, Dupont-Aignan, c’est le retour du Vicomte…

Veste rabatteur DLR

Veste de rabatteur de destre

(source modifiée : http://pleine-nature.typepad.fr/

 

Voilà. 

 

Pour finir ce tableau de la misère de la démocratie, je ne peux pas ne pas évoquer ici le cas de Barbemolle (Cf. Desnos, encore) ; je veux dire la question du parti national de référence et de ce qu’il va devenir à moyen terme après les élections de 2012. Sans traiter ce qui l’a déjà été dans mon précédent billet, je surlignerai simplement qu’il arrivera ce qu’il est advenu au parti italien homologue après l’arrivée à sa tête de Gianfranco Fini : le parti sera finalement « assimilé », phagocyté, intégré, bref, il sera « corporate », « Compatible Vème République », autrement dit, il ne sera plus ce qu’il a été, il sera autre.

Puisé-je me tromper !

 

Pull-Marine-LP.jpg

C'est tendance...

(source modifiée : http://www.topman.com/

 

Je pense ici à une chansonnette, poussée il y a quelques années de cela par une actrice sans voix :

 

« J'ai touché le fond de la piscine

Dans le petit pull marine

Tout déchiré aux coudes

Qu'j'ai pas voulu recoudre

Que tu m'avais donné

J'me sens tellement abandonnée »

 

Et surtout :

 

« Avant de toucher le fond

Je descends à reculons

Sans trop savoir ce qui se passait dans le fond… »

 

Mais, courage les amis ! Il y aura toujours un espoir, une flamme, quelque part, dans une tête, un cœur… « Un tison quelque part survivant », disait René Char.

 

 

Notes :

(1) oui, vous savez, on ne prononce pas le « T », on ne fait pas de liaison chez ce Nicolas de DLR. Une petite coquetterie…

(2) oui, « Nicolas-ci » car il y a le « Nicolas-là », celui qui se vautre dans le stupre et use les tapis d’un célèbre Palais parisien depuis quelques temps…

(3) biseautée bien sûr !