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Je dois faire un aveu : j’ai été démocrate. A ma décharge, ce fut de façon temporaire. Mais voici donc que cette période s’achève.

 

J’avais trente ans quand j’urnais pour la première fois, c’était dans un bureau de vote parisien ; je me vois encore me rendant dans l’isoloir pour scrutiner… Certes, toutes ces années, je ne déposais pas systématiquement de bulletin lors des « fêtes de la démocratie », mais seulement quand il y avait un espoir, celui de faire bouger les lignes ou de perturber le ronron politique et surtout pour voir les trognes des bien-pensants le soir des résultats…

 

Mais cette année, les présidentielles puis enfin les élections législatives ont eu raison du vernis dont je m’étais revêtu jusqu’à lors (j'étais grimé en « être humain démocratique »). A présent, je rentre dans une autre phase, loin des mascarades, de ces jeux grotesques et puants.

 

Je constate, par exemple, que le Front National est devenu un parti regorgeant de personnes à la mentalité de « gueux revêtus », aux dents rayant le parquet, aux montres Rolex et autres joyeusetés du même genre. Ce mouvement s’est embourgeoisé, enlaidi, il s’est « démocratisé », « dédiabolisé », normalisé ; bref, comme je le pressentais, le Front National est mort - du moins le Front National des années 1995 à 2002. Bientôt, vous verrez, il sera reconnu par les Loges (après l'accréditation du B'naï B'rith)…

 

Mais enfin, pourquoi voter ? alors que mathématiquement, la France est déjà vendu aux allogènes, à la peste cosmopolite, à la gangrène mondialiste ? Les esprits sont maintenant anesthésiés, télévisionnés, licratisés, Loft storysés, podosphèrisés, en un mot …démocratisés. Ite misa est.

 

Il faut urgemment partir vers les terres encore vierges de l’immonde, de la « nocence », vers ces ilots de France qui subsistent encore ici et là sur le territoire, ce territoire qui n’est même plus national d’ailleurs, juste un vulgaire terrain de camping où l’on se vautre dans la « diversité », la « citoyenneté », le « respect », les « droits des minorités », les « discriminations positives », le matérialisme, l'uniformisation raboteuse, la veulerie généralisée, la corruption des esprits, le consumérisme totémisé, et où la barbarie est déjà dans les murs, dans les têtes (j’allais dire dans les cerveaux…).

 

Je reprends ici le constat de Renaud Camus – lequel a trouvé en sa demeure de Plieux, une terre encore préservée –, en disant :

 

« (…) à mes yeux, le considérable afflux d'immigrés n'a pas coïncidé chez nous avec un accroissement de la douceur de vivre et de la civilité dans les échanges sociaux » (1).


schmadri 

Il faut trouver un lieu de paix, de calme, de beauté simple ; c’est une question de survie. Nos âmes sont en péril, notre tranquillité aussi. Oui, il nous faut du beau. C’est d’une nécessité vitale !

 

L’homme habite en poète, à dit le célèbre philosophe de la forêt noire ; il faut y pré-tendre. Tâchons d’y souscrire, de nous y atteler. Voilà un beau projet, le ré-enchantement…

 

Note :

(1) in Camus (Renaud) fait de la politique

Par Jérôme Dupuis, publié le 20/10/2010 à 12:00

Cf. : http://www.lexpress.fr/culture/livre/camus-renaud-fait-de-la-politique_929460.html#xtor=AL-447

 

Iconographie :

Les chutes de Schmadribach (Suisse, Canton de Berne), tableau de 1822, par Joseph Anton Koch (1768 – 1839).