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La vigie n'était, ce me semble, pas en proue du navire mais située en hauteur.
Deux situations qu'il ne faut pas confondre.



Je n'ai jamais été Gaulliste. Plusieurs raisons à cela. Sans vouloir m'étendre sur ce point, je rappellerai néanmoins quelques éléments participant à ce jugement.

Etonnons nous d’abord de voir une famille dont tous les fils - ils sont tout de même quatre - ont traversé la première guerre mondiale sans qu’aucun ne fut tué ; ceci alors que toutes les familles françaises ayant des enfants mobilisés ont été gravement touchées dans leur chair. Mais les De Gaulle sont sûrement issus d’une famille hors du commun…

De-Gaulle-au-micro-londonien.jpg
Le Général Micro en 1940.
(http://hiram7.wordpress.com/2007/06/18/67eme-anniversaire-de-l%E2%80%99appel-du-18-juin-1940/ )

Citons, un peu plus tard, l’attitude du « Général à titre provisoire » (1) vis-à-vis du Maréchal et ce AVANT le conflit mondial de 1940-1945, alors que les deux personnes se trouvaient à l’Ecole de Guerre. De Gaulle officier de plume du Maréchal, s’était arrogé la paternité exclusive d’un ouvrage qui était pas le produit de sa seule réflexion (la structure et le plan était du Maréchal) et voulait le faire publier sous son nom seul pour le seul motif que Pétain avait fait revoir et réécrire le texte qu'il jugeait mauvais quant au style. De Gaulle a publié le texte qui fit sa « réputation » de visionnaire dans l’appréciation des combats et de l’utilisation des chars d’assaut… Rien de vraiment innovant dans ce texte dont le sujet était "à la mode", tant en France qu'ailleurs en Europe à l'époque.

 

Pétain et De Gaulle se connaissaient donc très bien avant cette brouille définitive (2) ; leurs relations allaient alors bien au-delà du rapport Professeur/élève, de mentor/disciple, à protecteur/protégé (3). C’est ainsi que le fils de De Gaulle - l’Amiral - non seulement s’est appelé Philippe mais qu’il eut comme parrain Philippe Pétain lui-même.

Je passerai sans insister sur cette haine tenace de De Gaulle envers Pétain et qui s’est cristallisée vers 1942 dans les discours radiodiffusées de Londres. Tous les propos tenus par lui pendant la période de la guerre sont des attaques personnelles contre le Maréchal et ce qu’il représentait pour tous les Français. Mais il fallait que le fils détruise la figure tutélaire du Père - pour parler comme un psychanalyste - pour enfin parvenir à une existence politique…

 

Le maréchal Pétain(1926)

Le Maréchal Philippe Pétain en 1926.
(http://www.lamanchette.com/?cat=4)

L’attitude de De Gaulle à la Libération et les portes ouvertes offertes aux communistes sont aussi à mettre dans son dossier « à charge ». Le Gaullo-communisme n’est pas un vain mot. De Gaulle a bien donné un marchepied aux communistes en France ; il a travaillé avec eux sans gène aucune, leur confiant des responsabilités dont les conséquences furent éminemment criminelles. La présence des communistes a, dès lors, pourri la situation française de l’époque (sur le plan politique, économique, social, culturel) et nous en souffrons encore aujourd’hui.

Et que dire également de cet aveuglement total du Général De Gaulle sur la question indochinoise en 1944/45 ! Sans parler du traitement infâme qu’il a fait à subir à l’Amiral Decoux, il suffit de noter la façon dont De Gaulle a balayée l’administration coloniale - pourtant compétente et magnifiée par Decoux entre 1940 et 1945 - et comment cela à participé à l’essor du Parti Communiste Indochinois et consécutivement au début du conflit. C’est tout de même son émissaire en la personne de Jean Sainteny (un pseudo) qui a ouvert les discussions avec Ho Chi Minh et officialisé le communisme vietnamien alors qu’absolument rien ne l’imposait.

Mais brisons là voulez-vous !

Ne voulant pas faire ici le réquisitoire de ce Général à titre provisoire, je n’aborderai pas son retour aux affaires en 1958, ni la question de la guerre d’Algérie où, là encore, il a fait montre d’une attitude scandaleuse et criminelle en de multiples points, sans qu’il n’y ait aucun doute là-dessus.

J’en viens donc à ce qui (4), vraisemblablement sauvera le général des turpitudes de la Géhenne où il doit végéter ; je veux parler de son « poireau », autrement dit, ce qui le sauvera des tourments et des flammes éternelles : ce qu’il a dit un jour à Alain Peyrefitte, précisément le 5 mars 1959. Peyrefitte le cite dans son C’était De Gaulle (Gallimard, 1994).

poireau-copie-1.jpg
Poireau de type commun
(http://www.larousse.fr/encyclopedie/nom-commun-nom/poireau/80976)

Voici cette citation salvatrice, tirant finalement ledit Général du tréfonds des Enfers où il croupît et qui se dispense de tout commentaire :

« C’est très bien qu’il y ait des Français noirs, des Français bruns, ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ».

Fermez le ban !

Notes :

(1) c’est le grade officiel qu’avait De Gaulle lorsqu’il a quitté le territoire national et a rejoint la perfide Albion en juin 1940. Ayant quitté l’Armée de ce fait, il n’a jamais été officialisé dans le grade de Général deux étoiles.

(2) C’est au 33ème régiment d’Infanterie d’Arras qu’ils se rencontrèrent pour la première fois en 1912. De Gaulle servait comme Lieutenant puis Capitaine dans ce régiment commandé par le Colonel Pétain.


(3) De Gaulle est redevable au Maréchal lequel a utilisé sa position  pour le faire  monter en grade relativement rapidement, le prenant littéralement "sous son aile".

 

(4) avec peut-être la décision de quitter l’OTAN et de mettre fin à la présence des Forces Armées US stationnées sur le territoire national ; et aussi, sans doute, sa politique nucléaire (civile et militaire).