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Depuis une quinzaine d'années sont apparus, dans un certain nombre de pays d’Europe, des partis qualifiés d’ « extrême droite », en réponse direct au « grand remplacement » en marche (1) que l'on ne peut pas ne pas voir.

 

Mouvements populistes europeens

 

Ces mouvements dits d'extrême droite...

 

A y regarder de plus près et sans passion, la plupart des ces mouvements politiques en question, l’on s’aperçoit que bien qu’ils prônent, en effet, un changement en matière de politique d’immigration – leur valant le qualificatif « d’extrême droite » - , la politique économique qu’ils véhiculent, TOUS, est d’essence libérale (Suisse, Suède, Belgique, Autriche, Hollande, Italie, Hongrie, etc.). Cet élément est CAPITAL ; il permet de comprendre pourquoi ces dits mouvements ont pu voir le jour, pourquoi ils sont « autorisés », pourquoi ils sont aujourd’hui timidement présentés comme de nouveaux venus turbulents, avant de les faire entrer avec toute la « légitimité démocratique » dans les cercles des partis autorisés. Déjà, ils ne sont plus qualifiés systématiquement d’ « extrême-droite » mais de « populiste » ; un glissement sémantique vers la légitimité "démocratique"...

 

En effet, cette appartenance au monde libéral est la clef de tout. C’est en fait une redéfinition de l’éventail politique que nous voyons poindre en Europe, cautionné et actionné en coulisse par les libéraux (de gauche et de droite – mais ces notions de gauche et de droite ont-elles encore un sens à ce stade ?) cherchant à avoir un coup d’avance, à sortir de l’impasse dans laquelle ils nous ont mené, au gouffre vers lequel nous nous dirigeons, à la catastrophe inéluctable qui nous menace.

 

Constatant la montée du sentiment populaire de rejet de cette immigration extra-européenne de masse et de peuplement, les libéraux - qui sont donc les instigateurs de la situation catastrophique dans laquelle nous nous trouvons - créent déjà les cadres des futurs partis politiques de demain tout en gardant la main (invisible du marché…) après ce changement de façade.

 

Joueur-de-flute-de-Hamelin.jpg

Joueur de flute de Hamelin

(source : http://www.croyances-populaires.fr/wp-content/medias/img-GRAND-Joueur-Flute.jpg )

 

Ainsi, il y aura de nouveaux partis, dits « Populaires et nationaux », (le vocable viendra en son temps et sera quelque peu différent d'un pays l'autre) , des partis autorisés à participer aux joutes électorales démocratiques proches, aux « fêtes de la démocratie », aux bacchanales du scrutin, au stupre de l’urne. Les libéraux savent en effet très bien jouer du drapeau tricolore comme on joue du pipeau - pour conduire les masses (2) - quand cela arrange leurs intérêts, tel celui de rester aux commandes, de poursuivre leurs affaires...

 

Néanmoins, pour prendre le cas de la France, nous ne sommes pas encore dans une telle situation. Le parti « national et populaire » d’aujourd’hui, n’est heureusement pas libéral. Et si l’on regarde l’histoire de ce parti en question, l’on s’aperçoit qu’il le fut néanmoins jusqu’au milieu des années 90. Avant cette date, les idées prônées par ce mouvement en matière d’économie étaient inspirées de celles de Margaret Thatcher, de Ronald Reagan, bref, du libéralisme le plus « avancé ». Après cette date, ces idées ont évolué au sein du mouvement. Ce dernier a en effet opéré un virage, un tournant important : il est devenu « social », vraiment populaire, allant jusqu’à refuser l’étiquette « droite », tant celle-ci se confondait avec le libéralisme triomphant. Il fallait se positionner en rupture avec le système. Jusqu’à présent, c’est le discours officiel du mouvement : « Ni droite, ni gauche : national », pour faire court. Mais les choses vont changer bientôt. Vous verrez.

 

La fille du chef deviendra immanquablement chef, après avoir tissé ses réseaux, évincé ses rivaux (les « historiques », les « gardiens », etc.), rajeuni la figure du mouvement, dynamisé les esprits somnolents et « dédiabolisé » l’image de son parti auprès des médias. Une fois totalement aux commandes - avec son compagnon, lequel est depuis quelques années, celles de la « purge », le secrétaire du mouvement (3) - et sous peu, c’est-à-dire avant 2012, nous allons vraisemblablement voir changer l’orientation économique du parti. Car vouloir le pouvoir pour ces personnes, c’est jeter un voile sur les idées, sur ce qu’il est nécessaire au pays comme au peuple français. Ainsi, le discours social, anti-capitaliste, anti-libéral, va-t-il sans doute s’atténuer peu à peu, pour ensuite - à dose savamment graduée, bien entendu - disparaître totalement. C’est ainsi que le parti (ce ne sera plus un « mouvement ») entrera dans l’arène politique française, avec la légitimation et l’adoubement des puissances de l’argent et des libéraux (c’est un pléonasme, désolé), tout en déchaînant le tollé médiatique de circonstance et  les discours affolés des grandes consciences universelles ; ce qui donnera, bien sûr, plus de vraisemblance à la chose, sauvera les apparences, dupera les esprits simples.

 

Giorgio-Almirante.jpg

Giorgio Almirante

(source : http://gallery.giovani.it/gruppi/img/contenuti/2007/10/28/giorgio-almirante-2_zoom.jpg )

 

Voilà au moins trois ans que j’ai senti en cette « future chef » (c’est pour janvier 2011), un Gian-Franco Fini français. Elle va tuer le mouvement - un meurtre symbolique du père, pour faire psychologue - comme cet italien l’avait fait en 1995 avec le Movimento Sociale Italiano - Destra Nazionale, parti de Giorgio Almirante. Cette transformation se fera en douceur, avec les formes, mais elle le fera, tant le gâteau semble l’obnubiler bien plus que la fidélité aux idées politiques. Les idées étant pour elle avant tout des outils, et non pas des principes ou des guides-repères. C’est une « réaliste », une « pragmatique », elle sait ce qu’elle veut, elle a les atouts entre ses mains désormais pour réaliser ses souhaits. « Je veux le pouvoir », dit-elle. Ce qui n’est pas dit, c’est à quel prix ! Bref, tout le portrait d’une opportuniste.

 

Ce qui semble lui manquer, c’est le sens moral qui aurait pu la garder des sirènes du pouvoir, de l’argent, du système. Elle est sincère pourtant, si ; mais par séquence. La droiture lui manquera pour qu’elle reconnaisse néanmoins que ses vérités seront « successives », que peu à peu elle changera son langage politique, ses idées, aura des "amnésies", non pour le bien de la France mais pour ses avantages à elle et ceux de ses proches. Ce parti aura droit de cité car il soutiendra le libéralisme en marche, la mondialisation en cours, en versant un peu de vernis tricolore de temps en temps pour sauver les apparences. Bref, il en sera terminé avec le mouvement fondé en 1972 et qui a porté les espoirs d’un grand nombre de Français, il en sera terminé du "national".

Il va sans dire que j'espère bien me tromper !

 

Charles V le Sage

Charles V dit le Sage (c'est à dire, le savant)

(source : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/db/Charles_V_le_Sage.jpg )

 

Ne désespérons pas pour autant ; notre pays a toujours trouvé les ressources de sa survie, même s’il a fallu parfois attendre un peu. Je lisais récemment dans l’histoire de France de Jacques Bainville, le merveilleux travail de patience et de labeur de Charles V. Regardons la situation de la France à son arrivée et le travail accompli ceci malgré une situation éminemment grave lors de son accession. Bainville allant même jusqu’à dire que si son règne avait duré dix ans de plus, nous n’aurions pas eu besoin de Jeanne d’Arc...


Pour notre futur, celui de nos enfants, de notre pays, il faut garder espoir.

 

Notes :

(1) surtout depuis les années 1980

(2) des rats, dans le conte des frères Grimm, Le joueur de flûte de Hamelin.

(3) rappelons-le ici aux journalistes « curieusement » silencieux sur ce fait, eux d’habitude si avides de « petites histoires », à la hauteur de leurs petits esprits de Kapos assermentés, privilégiés, stipendiés.