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Nos candidats à l’élection présidentielle s’expriment. Ce qu’ils devraient savoir, c’est qu’ils expriment souvent bien plus que ce qu’ils disent...

Ainsi, le 26 janvier à la Cour d’Appel de Dijon, le Président de la République s’adressait à la magistrature. Devant un aréopage bigarré, avec cet art du discours consommé, bien connu et dont il a (presque) seul le secret, il a lancé :

"Attacher d’l'importance à la victime, c'est pas de la compassion à bon marché. L'institution judiciaire c'est d'abord l'institution des victimes » (1).

Mais la seule victime, ici, dans ce propos, est avant tout la langue Française. Ce n'est pas rien d'avoir de la compassion pour elle, surtout à notre époque.

Et qu’on ne vienne pas me dire que le Président faisait là de l’hypo-correction afin de se mettre à la portée de son auditorat ; celui-ci était composé de magistrats, de hauts fonctionnaires, d’élus, et non de personnes incultes, issues des classes populaires.

Misère.

 

Sarko Dijon revisité

 

Notes :
(1) Cf. la dépêche de l’Associated Press, reprise et commentée par le Nouvel Observateur, in http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120126.FAP0050/sarkozy-veut-maintenir-la-victime-au-coeur-du-dispositif-penal.html

Photo :
http://www.infos-dijon.com/article.php?sid=25826&thold=0