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Une fois de plus nous avons, sur nos écrans, un film français crachant sur l’armée française. Ah quel courage, vraiment ! Quelle originalité aussi ! Le coup de pied de l’âne au lion mort.

Cette fois, il s’agit de l’Affaire d’Ouvéa. Le réalisateur-acteur en est Mathieu Kassovitz. Le titre du film : « L’ordre et la morale». Un titre, bien plus mérité, eut été : « La calomnie et l’ordure »…

Pour aller vite, ce film est simplement une imposture en faveur des indépendantistes kanaks. Le travestissement est patent ; son scénario se base ouvertement sur une thèse partiale, partisane. Il y a des « gentils kanaks », lesquels ont pris des otages (civils et Gendarmes) juste pour les bien traiter, leur faire apprécier la vie naturelle (Bio) sur le caillou. Et puis voilà, emportés par le tourbillon de la vie, ils ne savent plus comment s’en sortir, ils sont un peu dépassés par les événements ces pauvres indépendantistes, lâchés par leurs propres frères du FLNKS en plus. C’est atroce ! En face, il y a les méchants ; les « kakis » pour faire simple. Mâchoires serrées, visages poisseux, treillis en sueur, main crispées sur la poignée pistolet de leurs armes, prêts à appuyer sur la détente dès le premier clignement de paupières ; des affreux. Pour parfaire le tableau, il y a les machiavéliens-Ponce Pilate : les politiques en poste, qui tirent les ficelles et se tiennent à l’abri, dans leurs beaux bureaux lambrissés, loin du sang et de la sueur. Quel vaudeville ! Il ne manque plus qu'une musique de La Fouine, ce serait parfait !

Ah, les pauv’kanaks ! les yeux au ciel, armés tout juste de petits cailloux et de bouts de bois, ils seront impitoyablement exécutés par des militaires (Français, bien sûr !) sadiques, haineux, armés jusqu’aux dents. Le tout avec la bénédiction et les yeux fermés des politiques. C’est simple comme histoire, n’est-ce pas ? Certes, mais c’est stupide et surtout idiot. La réalité n’est jamais aussi simple (1). Bourreaux, victimes ; victimes bourreaux… Ecce homo ! Tel est l’homme. Il est aisé de refaire l’histoire, loin du bruit et de la fureur de l’Histoire (2). Derrière une caméra, par exemple ; avec la bonne conscience en bandoulière et le compte en banque bien rempli. Et cette complexité de l’Histoire, le Kassovitz miserabilis realisatorus ne peut la capter avec ses petits neurones desséchés ; et encore moins d’ailleurs, ses thuriféraires spectateurs céphalo-binaires.

kassovitz-2 Saint Mathieu K. priez pour nous, pauvres Kanaks !

Bien entendu, Kassovitz aura toutes les critiques de son côté (3) : on parlera favorablement de son film sur toutes les télés, sur toutes les radios. On en traitera avec bienveillance dans tous les journaux. On en parlera avec éloge et frémissement dans les dîners en ville... Bref, il bénéficiera des agissements habituels de toute la clique de l’arrière-monde encore en place.

Mais, rassurons-nous, cette clique sera bientôt balayée et jetée dans les « poubelles de l’Histoire » (pour reprendre une terminologie qu’ils connaissent - du moins certains…). Ces malfaisants tiennent encore le haut du pavé, mais le vent tourne, heureusement. Ils seront bientôt relégués, écartés, puis finalement et simplement oubliés, ces cafards, ces cloportes… Ils ne méritent d’ailleurs rien d’autre que le néant. En fait, c’est eux les représentants de la France moisie ! Ils sont déjà morts, mais ils ne le savent pas ! Ils partiront bientôt en poussière, dès les premiers rayons du soleil ; ils seront emportés par le vent mauvais, vers le marais des immondices, la flaque des putrides, l’ornière des mécréants.

Vale Kassovitz !


Forces spéciales Marius (Alain Alivon),

dans Forces spéciales, un film de Stéphane Rybojad.


Notes :

(1) De nombreux ouvrages sont parus sur le sujet ; assez inégaux dans le sérieux et la précision. Il suffit seulement de vouloir chercher pour les trouver, et faire preuve d’équité. Quelques points seulement. Au sujet de l’assaut sur la grotte. Kassovitz - qui cherche à faire vrai, authentique, etc. - parle-t-il seulement de l’action des Commandos Hubert ? de celui des Sapeurs-Parachutistes ? Au sujet du traitement des Gendarmes et civils pris en otage : voit-on dans le film les mutilations ? les exécutions à la machette ? les viols ? Voyez-vous, j’ai quelques doutes la dessus…

(2) Cf. L’honneur d’un Capitaine. Un film de Pierre Schoendoerffer.

(3) A l’inverse, un autre film, lui ne bénéficiera pas de cette indulgence et de cette bienveillance : Forces spéciales. Il relate une prise d’otage et la libération de ceux-ci par un commando. Déjà un grand nombre de papiers et de chroniques éreintent ce film. Le motif ? Il ne prend pas partie contre l’Armée française, confie son réalisateur, Stéphane Rybojad (Cf. http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/Stephane-Rybojad-On-me-reproche-de-ne-pas-avoir-fait-un-film-a-charge-contre-l-armee_a419.html )

 

Iconographie :

Kassovitz :

http://toutelaculture.com/wp-content/uploads/2011/10/kassovitz-1.jpg

Marius (Alain Alivon) dans Forces spéciales :

http://www.foxprime.net/wp-content/uploads/2011/09/19805572.jpg